Réformes, lois, décrets n’arrêtent pas d’assommer notre société française.

Aujourd’hui le gouvernement réforme, entre autres, la sphère éducative et scientifique.

La loi relative à l’autonomie des universités, la loi LRU et le décret réformant le statut des enseignants-chercheurs font rage dans nos facs.

Rôle accru des présidents d’universités dans l’évolution des carrières, entités extérieures telles que les entreprises et les collectivités locales dans les Conseils d’Administration, pilotage politique, plus de cours pour les professeurs ne rendant pas assez de publications, universités d’excellence. Ces réformes posent le problème d’une libéralisation de la recherche scientifique, elle deviendrait donc un produit échangeable dans la sphère économique, afin de la rendre compétitive, favorisant ainsi la quantité à la qualité.

D’autre part, l’exception française consistant à offrir des études supérieures à tous, ou, en tout cas, à une partie de la population bien plus grande que dans des pays reposant sur le modèle anglo-saxon, est en danger. L’autonomie des universités mettrait en concurrence les facultés entre elles au niveau de la recherche mais également d’un point de vue financier. En effet, le projet appelé «S.Y.M.P.A.», de manière provocatrice, est une modalité de financement basée sur la performance de chacune des universités. Certaines s’enrichiront, de manière significative, qualitativement et financièrement au détriment d’autres défavorisées par leur situation géographique ; façon d’accentuer les inégalités entre individus, entre filières et entre régions.

Sylvain Gonzalez et Camille Felouzis

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